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"Le soleil montait dans un grand ciel libre et bleu. La mâture encore brune des vieux arbres du parc laissait voir par intervalles le vert des lauriers et des palmiers souples. […] Je me vois encore, le dos à la fenêtre, près d'un rayon de soleil qui zébrait le plancher... […] Un carré de ciel noir étoilé, où s'effilaient des nuées bleuâtres, dominait le patio blanc. Tout un étage brillait, éclairé par la lune, et le reste de la cour reposait dans une ombre confidentielle."
Considération d’Oriane (feutre bleu): nous — nous les écrivains et écrivaines — avons besoin de la description, elle donne seule chair à nos mondes de mots, laisse croire au lecteur des liens avec le réel de nos griseries verbales. C’est pour cela que j’aime collecter, au cours de mes lectures, des éléments descriptifs que je pourrai ensuite recycler comme ce soleil qui «zèbre» le plancher et donne au texte une tonalité inquiétante ou cette «ombre confidentielle» qui met cette cour dans une intimité calme. Est-ce du plagiat, peut-être… mais peu importe, mon ciel deviendra «libre et rose» quelque part pour un crépsucule ou mon soleil "griffera" le plancher. Qui en devinera l'origine?
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